Au fond de Soi, Endroit de Paix, Silence de l'Ame

La forêt

La cime forestière se fond dans le lointain ciel,

Cachant ces innombrables branches qui s’entremêlent,

Suspendues aux centenaires troncs droits comme l’autel,

D’une église en bois dont l’aura est éternelle.

17 décembre, 2017 à 17 h 05 min | Commentaires (0) | Permalien


Bagarre

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Il veut le frapper. Elle s’interpose. L’autre a commencé, il en est certain.

Un regard de travers, c’est assez pour le mettre en colère.

Elle refuse que son mari se batte. Pas encore. Pas ce soir.

Mais l’autre con a commencé, avec ses regards noirs de provocation dans leur direction. Dans SA direction.

Alors il veut le frapper, lui éclater les dents, lui arracher les yeux pour lui faire bouffer.

Sa colère est au sommet, jusqu’aux nervures de son front, jusqu’à la crispation de ses poings.

Le regard que l’autre lui a lancé, il le ressent jusqu’au plus profond de son être et de ses entrailles.

C’est le même. C’était le même regard, lorsqu’il était jeune.

C’était le même regard qu’on lui lançait, chaque soir, avant les coups de ceinture. Juste après le souper.

Il n’avait qu’à faire la vaisselle, après tout. Mais il ne comprenait pas, et ce soir, il ne comprend pas non plus.

L’autre est un con. Il veut le frapper.

Il va le frapper.

30 novembre, 2017 à 9 h 36 min | Commentaires (0) | Permalien


Nature

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Loin des craquements des portes et du silence des murs,

des sanglots étouffés dans des sourires forcés,

des relations insidieuses sculptées au creux de glaciaux échanges,

se trouve une véritable mine d’or et d’argent,

La Nature.

24 novembre, 2017 à 11 h 28 min | Commentaires (1) | Permalien


Black Hole Video – II ( Partie 2 sur 17 )

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L’Abysse est en vue. Le pub pourrait paraître glauque pour les personnes ayant l’habitude des bars branchés. Il n’est pas grand, assez sombre et possède une certaine clientèle plutôt étrange. Mes quatre amis et moi, on s’en fiche. Nous nous y sentons bien, et l’alcool n’est pas cher. Nous entrons, et ressentons une nouvelle fois l’ambiance qui nous est maintenant familière. Les néons bleus recouvrent l’intérieur du bar, et les divers aquariums nous plongent dans l’univers des fonds marins. Nous connaissons les poissons, et à une certaine heure, ils semblent parfois nous comprendre. Jimmy paie la première tournée. Et rebelote. Nous nous posons à notre table habituelle. 21H23.

  • L’album Division Bell les surpasse tous, c’est évident, s’exclame Gabriel.
  • Parce que tu es trop jeune pour connaître l’avant-Division Bell, je te parle là d’albums cultes qui ont presque bercé nos parents, soutient Chris en buvant une gorgée de bière.
  • Tu parles comme un vieux, parfois. – Il regarde ailleurs – Au fait, Jimmy, ça avance avec Chloé ?

Sasha émet un petit rire soutenu. La question n’a pas l’air de plaire à Chris, qui lâche un regard froid à Gabriel. Jimmy répond, l’air assuré :

  • Bien sûr ! Elle m’envoie des messages plutôt chauds d’puis t’à l’heure mais j’voulais éviter d’en parler d’avant son frère, dit-il en regardant Chris. Désolé frangin.

Un rire commun s’élève dans les airs. Tout le groupe y compris Chris le sait : Jimmy a tendance à en rajouter, voire à inventer des histoires toutes plus tordues les unes que les autres.

  • J’espère que tu n’es pas aussi naïf pour croire qu’il existe ne serait-ce qu’une petite chance de sortir avec ma sœur ?
  • Laisse-le rêver, va, dit Gabriel d’un geste de la main.
  • Je dis ça, c’est aussi pour ne pas qu’il se prenne une gifle en plein visage. En ce moment, elle a un peu les nerfs à vif, avec ses examens et… et le fait que nous squattons le studio.
  • Dis, Chris, ce studio, c’est aussi le tien, non ?
  • Oui, mais je ne veux juste pas compromettre ses études à cause de nos conneries. C’est bien beau de boire tous les jours, mais…
  • Oh ! Tu nous fais quoi là ? Tu es en train de nous dire que, si ta sœur foire ses examens, c’est de notre faute ?
  • C’est de la mienne, surtout. Enfin, nous voilà à nouveau au ba…

Gabriel, interrompant Chris, lève tout à coup son verre :

  • Je trinque à la jeunesse ! A l’amitié ! Et à l’amour !

Les verres se cognent les uns contre les autres, et l’alcool coule dans les gorges. Que c’est bon d’être jeune.

22H30. J’ai déjà filmé quelques bribes de la soirée. Je pense à la réalisation d’un prochain montage de nos souvenirs. Sasha et Gabriel se parlent depuis un quart d’heure à l’extérieur du bar. Chris, plutôt silencieux, et moi, écoutons (ou entendons) le déversement de paroles de Jimmy, dans un état second d’ébriété.  :

  • Non mais là, j’lui dit « Eh, petit con, redis encore un truc du genre et tu vas voir qui c’est qui se fera démonter ». Alors, vous m’connaissez, moi, j’suis pas un violent mais quand il s’agit d’ma famille, alors là, j’peux tout détruire. Alors, j’le prends, et…

Come Together des Beatles, surgit des enceintes du bar. La musique emplit la salle, les gens commencent à se lever et danser. Le son de la musique stimule mon envie de boire. Les ondes sonores rassemblent les gens, les désinhibent. La joie se lit sur les visages, mais le regard de Chris ne dérive pas des fenêtres. A travers celles-ci, nous voyons deux ombres entrelacées, puis s’embrasser. Sasha et Gabriel.

  • Le mec saignait du nez, comme une vache qui pisse, continue Jimmy sans s’apercevoir que plus personne ne l’écoutait, malgré la haute tonalité de sa voix. Alors, moi, j’le regarde et j’lui dis « Plus jamais tu touches à ma famille, p’tit con ». Vous en pensez quoi, j’aurais dû l’buter ?

Chris plonge son regard dans celui de Jimmy, et lui parle d’une froideur soudaine :

  • On s’en branle, de tes histoires à la mords-moi-le-nœud.

Les yeux de Jimmy s’écarquillent en même temps que sa bouche se ferme. J’éteins la caméra. Le silence que Chris a lancé est pesant, voire gênant. Pourquoi est-il tout à coup si dur avec lui ? C’est en détournant le regard vers le « nouveau couple » à l’extérieur, que je comprends la raison de sa soudaine colère. Inutile de d’y attarder pour l’instant, je change de discussion :

  • Je n’en reviens pas ! Le prix de la bière a augmenté.
  • Non, c’est le même qu’hier, et que tous les autres jours.

Sasha et Gabriel rentrent à nouveau dans le pub, et se posent à la table.

  • On a une annonce à vous faire, les gars.

Silence.

  • Sasha et moi, c’est officiel.

Le silence persiste. Jimmy se lève soudainement et sort de l’Abysse en titubant. Chris finit alors son verre et se dirige vers le comptoir.

  • C’est super, ça. On a rien vu venir, tiens, dis-je ironiquement. Et que ça dure.
  • Merci Nacho !

Les yeux verts de Sasha sont jetés sur Chris, qui s’approche avec, dans ses mains, une nouvelle tournée de shoots. Il s’exclame :

  • On arrose la nouvelle ! Vodka pour tout le monde !

Je remarque Sasha fixant le sol, pendant que Gabriel montre sa joie de se tordre à nouveau les boyaux avec de l’alcool fort. Il n’a rien remarqué. Tant mieux.

  • Au fait, Jimmy est parti, dit-il. Il avait l’air défoncé, le pauvre. Comme tous les soirs, ah ah ah…

00H24. Cela fait déjà une, deux, voir trois heures que nous buvons à en perdre la tête. A chaque fois qu’un verre se vide, Chris se rend au comptoir pour le remplir. Nous ne prêtons plus attention au monde extérieur. Nous sommes seulement quatre, et nous discutons, rions et dansons. Nous ne comptons plus les verres sur la table, ni les minutes qui défilent. Les musiques s’enchaînent, les gens dansent et la vie continue. Jimmy n’est pas revenu, il doit être actuellement dans un profond sommeil. Plus d’inquiétude. J’en suis même venu à oublier la discorde de tout à l’heure. Vive la vie !

00H28. Sasha et Gabriel dansent au centre de la piste, laissant leurs corps bouger au gré de la musique, leurs mains se toucher et leurs bouches se frôler. Chris ne m’écoute plus : ses yeux suivent leurs pas de danse comme un chorégraphe le fait pour ses danseurs.

  • Boit, me dit-il en me tendant un shot de vodka.
  • Non merci, j’ai… déjà assez bu.
  • Boit, s’il te plaît. Bois avec moi.

Je cède. Le verre caresse mes lèvres, et l’alcool se verse, doucement, dans ma gorge. Le monde tourne autour de moi. J’aime cela.

1H08. De quoi parle-t-on ? Pourquoi rigole-t-on ? Gabriel embrasse Sasha. Ma caméra filme. Sasha enlace Chris. J’ai l’impression de ne plus pouvoir parler. Je danse. Je danse avec Sasha. Le monde se ralentit. A moins qu’il accélère ? Gab et Chris se parlent. Je perds ma caméra. Je ne contrôle plus mon corps. Je rigole. Le bar se vide. Je sors. Les étoiles me fixent. Je dégobille. Gabriel m’aide. Je retrouve ma caméra. Je bois. Chris boit. Gabriel boit. Sasha boit. Trou noir.

20 novembre, 2017 à 14 h 08 min | Commentaires (0) | Permalien


L’instrument

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Pour la corde qui vibre,

Rien n’est plus beau que le son,

La main sur le bois

16 novembre, 2017 à 9 h 46 min | Commentaires (0) | Permalien


Black Hole Video – I ( Partie 1 sur 17 )

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22/04/2016

 

Nous pouvons déjà reconnaître la banalité de la soirée avant que celle-ci ne commence. Nous allons premièrement nous donner rendez-vous chez Christopher, qui habite un studio parfaitement situé entre l’épicerie du coin et l’Abysse, notre bar favori. Je me vois déjà arriver en retard, comme à mon habitude, et remarquer sur le divan Cédric et Marie, un couple d’amis ne semblant pas s’autoriser à sortir sans consentement mutuel. Être ami avec l’un, c’est adopter l’autre ! Je les vois déjà se quereller comme deux politiciens tentant en vain d’avoir le dernier mot. Aucun n’aura raison, bien entendu. Près d’eux, j’imagine Jimmy, l’air ahuri, enchaînant les verres de whisky pour, comme il le dit souvent, « être d’jà bien quand il s’ra l’heure d’sortir ». Il tentera malgré tout deux ou trois blagues douteuses entre deux ou trois pintes. Dans un coin, Chloé, la grande sœur et colocataire de Christopher, restera silencieuse : un œil posé sur son téléphone portable et un autre nous surveillant. Il faut avouer, c’est avant tout son studio, où elle loge gratuitement son petit frère.

Enfin, autour de la mini-table seront assis mes trois meilleurs amis. Au lycée, beaucoup nous décrivent comme des inséparables, parfois en nous assimilant aux Quatre Mousquetaires, aux Quatre Fantastiques ou encore aux Quatre Tortues Ninjas. Nous sommes juste Quatre Amis qui s’entendent bien. En ouvrant la porte, il y aura des chances que je surprenne Christopher, tentant de faire comprendre les fondements philosophiques d’une idée au groupe. Contés par une autre personne que lui, nous trouverions ça soporifique. Chris a cette faculté de rendre intéressantes les choses les plus ennuyantes de la Terre. Il sera sans doute vêtu de l’une de ses innombrables chemises à carreaux, et aura ses cheveux bruns proprement coiffés au-dessus de sa paire de lunettes. L’air intellectuel lui donne un certain charisme, mais il faut avouer que c’est Gabriel qui plaît le plus aux filles du lycée. Gabriel a les cheveux mi-longs, constamment en bataille et lui cachant une grande partie de son front.

Il faut voir, en Gab, plus loin que le stéréotype du lycéen populaire jouant un air de guitare devant une horde de groupies prêtes à se déshabiller pour ses beaux yeux marrons. Même si ce genre de scène arrive parfois. Au milieu de ces deux gars, Sasha. En temps normal, elle reste plutôt discrète au lycée, se voilant derrière une courte cascade de cheveux roux et un look de gentille anarchiste. Sasha a bien plus qu’un « A » accroché au sac à dos, bien plus qu’une paire de Docs Martens à ses pieds, bien plus qu’une chaîne reliant sa ceinture à son jean délavé : elle a un merveilleux esprit critique et un franc-parler qui ferait pâlir le plus audacieux des mâles. C’est pour toutes ces raisons que le lycée entier fut étonné lorsque Sasha et Gabriel se rapprochèrent. Moi y compris.

Il est 19h26 lorsque je toque à la porte de Christopher. J’ai, comme à mon habitude, embarqué ma vieille caméra afin de garder le maximum de souvenirs. Gabriel pense de celle-ci qu’elle est un moyen de me donner un genre, de me créer un style. Christopher pense qu’elle n’est qu’un moyen de cacher ma timidité derrière un semblant de miroir technologique. Je pense que ces paroles sont des foutaises ; j’aime filmer, j’aime regarder mes films et en général, j’aime le cinéma. C’est tout. Christopher, habillé d’une chemise blanche à carreaux bleus, ouvre la porte et me serre la main :

  • Salut mon grand. Installe-toi, ce soir, on fête mon anniversaire !
  • C’est pas dans deux semaines ?
  • Si, mais ça commence maintenant, dit-il en lâchant un large sourire.

Cédric et Marie sont installés sur le divan. Les chaises sont, sûrement, trop sujettes à l’individualité. Leur discussion paraît mouvementée, à la vue des sourcils renfrognés de Marie et des gestes maladroits de Cédric. Ils s’arrêtent soudainement et lâchent un regard dans ma direction, suivi d’un salut de la main. Leur « discussion » reprend alors, comme s’il n’y avait jamais eu cet interlude. Jimmy, lui, est assis proche de Chloé, peut-être un peu trop, connaissant la grande sœur de Chris. Les yeux levés au plafond, je suppose qu’elle n’écoute rien des vanteries du grand gaillard. Elle ne va sans doute pas tarder à l’envoyer paître, et lui ne s’imagine rien pour le moment. Pauvre Jimmy.

Mon regard se pose alors sur mes deux autres camarades, Gabriel et Sasha, se parlant autour de la mini-table. Leur complicité est flagrante : il la fait sourire, elle le fait rire. Tant mieux. Je les rejoins, en compagnie de Chris :

  • Vous parlez de moi, c’est ça ?
  • Salut Nacho, s’exclament-ils en cœur.
  • Je m’appelle Nathan, vous savez.
  • Tu ne t’appelles plus Nathan depuis la fois où nous sommes allés au restaurant mexicain, ricane Sasha.
  • Je vous avez prévenu, je ne supporte pas l’épicé, dis-je en leur souriant.
  • Les toilettes s’en souviennent plus que nous. Ce n’est pas nous les victimes dans l’histoire !

Et la soirée commence. L’alcool se verse dans nos gosiers, les discussions s’enchaînent et les rires fusent. 20H42. Je sors ma caméra de sa pochette, l’active, et la pose de façon à ce que l’angle englobe le groupe entier.

  • Samantha te regarde en permanence, Chris. Elle te déshabille du regard et tu oses nous dire que tu ne l’intéresses pas ?
  • Je suis conscient, Gabriel, que Sam ne souhaite pas me déshabiller que du regard. Le hic, et tu le sais, c’est que je cherche beaucoup plus qu’une partie de jambes en l’air. Je veux me réveiller tous les matins aux côtés de la femme que j’aime, et…
  • Quand est-ce que tu as perdu tes testicules ?
  • C’est toi qui risques de les perdre si tu continues à m’interrompre.

Ils s’amusent alors à se donner des petits coups en ricanant. Ce genre de situation arrive tellement que cela ne nous étonne plus : ce sont deux copains qui jouent constamment au cow-boy et à l’indien, deux rivaux du dimanche mais deux amis avant tout. C’est à ce moment que la voix de Jimmy s’élève dans la pièce :

  • Bon, les gamins, c’est bien beau l’amour mais c’est quand qu’on picole au bar ?

En temps normal, le loyal programme de la soirée s’ensuit sans surprise de quelques verres à l’Abysse, notre bar habituel. Malgré le soi-disant anniversaire de Chris, aujourd’hui semble bien être un « temps normal ». En effet, Cédric et Marie nous saluent poliment tout en nous prétextant une chose importante à faire, et Chloé nous pousse doucement vers la sortie puis lâche un long souffle en posant le regard sur l’état du salon. Nous marchons alors en direction du pub, tels cinq gladiateurs prêts à entrer dans l’arène de la beuverie sans limite. Il fait déjà nuit, seuls nous éclairent la grande Lune, les lampadaires et le flash de ma caméra.

Black Hole Video

13 novembre, 2017 à 23 h 52 min | Commentaires (0) | Permalien


J’ai cherché les mots.

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Dans l’ombre des grandes phrases,

Dans les traces des grands Hommes,

Au cœur des pointillés des toiles inspirées de son corps,

Des étoiles scintillantes peintes dans un sombre décor.

Au cœur de nos cœurs, encore et encore,

J’ai cherché les mots, et je les cherche encore.

Au creux du sable qui s’écoule et dans l’eau qui s’évapore,

Dans le regard des uns et dans les actes des autres,

Dans le souffle chaud du ciel, dans les trésors de l’aurore,

Dans les baisés noyés de sel et dans les bouteilles remplies d’or.

Au cœur de nos cœurs, À la vie à la mort,

J’ai cherché les mots, et je les cherche encore.

En écrivant je vis, mais en vivant j’ignore,

Que les mots m’ont trop cherché, et bien sûr me cherchent encore.

SpirouSan, Août 2017

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30 octobre, 2017 à 11 h 16 min | Commentaires (2) | Permalien


Le Ruisseau

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On entend que lui,

Ce ruisseau qui vit dans les

Flancs de la Géante

25 octobre, 2017 à 16 h 26 min | Commentaires (1) | Permalien


Fracture

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Ce matin, tard dans la nuit, je me suis cassé un os.

Il m’a paru compliqué d’imaginer

que sur les deux-cent-six structurant notre corps humain,

un seul trop faible a malgré tout la capacité de nous clouer au sol,

dans un élan de douleur et dans d’effroyables gémissements.

Nous avons tendance à oublier que chaque jour,

à chaque minute et à chaque seconde,

nos os détiennent notre droit de vivre comme tout le monde,

de vivre debout.

20 octobre, 2017 à 11 h 24 min | Commentaires (0) | Permalien


La Limite

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Je me suis souvent demandé quelle était la limite de l’imagination.

J’ai ma réponse lorsque je ne parviens pas à l’imaginer.

17 octobre, 2017 à 16 h 28 min | Commentaires (1) | Permalien


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